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Version complète : Faut-il parler de sa sexualité à ses enfants?
Chez Badou > La famille sénégalaise > Ca se discute
Badou
Ca va les zenfan?
Certains spécialistes, surtout les gynécologues jugent essentiel que les mères puissent parler de leur séxualité à leur fille pour éviter qu'elles héritent des blocages maternels.
Ce que contestent certains psychologues et psychanalistes qui trouvent cela pernicieux, voire incestueux.
A votre avis, faut-il parler de sa sexualité à ses enfants?
perle noire
C'est assez délicat d'aborder ce genre de sujet avec ses enfants mais ça dépend des parents. Il y en a qui en parle naturellement. Je ne suis pas encore maman donc je ne sais pas comment je me comporterai avec eux mais je trouve que c'est une bonne chose d'en parler car lorsqu'on est jeune, on croit à des choses qui ne sont pas forcément vrai.

J'espére que ma réponse te suffira.

A+
miss ebene
moi franchement je n'ai pas encore d'enfant mais je pense que je leur expliquerait les choses mais sans aller dans le detail !!!! y'a des limites quand meme et puis franchement je pense que ce n'est pas trop dans notre culture . Si j'ai un fils je lui dirais de bien se comporter avec les femmes et s'il arrive quelque chose de prendre ses responsabilités.
Sendjiguène
Ma sexualité? Totalement contre, cela ne les regarde absolument pas. Je me cantonne à mon rôle de mère pas de copine.
La sexualité en général, je l'aborde de manière à ne pas heurter sa pudeur. Je préviens.
Mon boss (une dame) m'expliquait un jour que le fait que sa fille n'arrive pas à garder un mec longtemps avait alerté son mari qui lui avait suggéré de parler à sa fille de femme à femme, pensant que la jeune fille ne devait pas selon ses termes "être bonne au plumard". Elle a été voir sa fille pour lui demander comment elle se comportait au lit avec ses copains (je précise que c'est une européenne donc nous n'avons pas les mêmes valeurs socioculturelles). Comme elle voyait que sa fille n'était pas à l'aise sur cette question, elle a été lui acheter un DVD de film X et en lui disant qu'une femme devait savoir retenir un mec sur ce plan également.
Cela m'a choqué. Je lui ai dis "Et bien je pense que là tu as été un peu fort. A la limite tu aurais peut-être dû lui prendre lui acheter un bouquin qui parle de la sexualité".
Qui de nous deux a eu raison?
Badou
Il est vrai la frontière est difficilement traçable entre ce qui peut être dit et ce qui est gênant pour la mère et traumatisant pour sa fille.
Moi je suis "centriste" face à ce sujet:
Tout dépend ce qu'englobe le terme "sexualité",à mon avis.
La où cela devient corsé: L'acte sexuel! Et je partage l'avis de Sendji, la sexualité d'une mère en tant que "pratique sexuelle" ne regarde pas sa fille. Je trouve déplacé, incestueux et traumatisant pour un enfant d'entendre parler de "Q" à la maison ou voir un film X avec sa mère surtout si cela provient de la mère, pour répondre à ta question Sengji: Oui dans ce cas je suis tout à fait de ton avis.
Mais, j'ai pour principe fondamental de ne jamais zapper la question d'un enfant, quelle que soit la question! et le traditionnel "khadioul si sa guémign" (cette question est trop grande pour ta petite bouche d'enfant) dont on se sert pour zapper une question gênante ne convient pas non plus, à nous qui sommes issus d'une société où la tradition teintée de religion, nous "retient" à aborder certains sujet soit disant tabous.
Je veux dire par là que si une adolescente pose une question précise sur la sexualité, et même sur sa sexualité et celle de sa maman, cette dernière se doit d'y apporter une réponse, même nuancée, car en matière d'éducation sexuelle , la maman est irremplaçable.
Qui, mieux qu'une maman, pour sa fille, est mieux placée et meilleur modèle pour parler règles, tampons, serviettes, contraceptifs, et surtout....prévenir et encore prévenir ? et si la question est posée par sa fille, qui encore est-elle mieux placée pour trouver les mots justes pour répondre à toutes sollicitations, d'autant plus que d'excellents ouvrages sur ces sujets sont disponibles en librairies, écrits par des spécialistes de l'adolescence.
Anecdote pour anecdote:
Je me souviens d'une scène assez coquace chez un couple d'amis sénégalais il y'a très longtemps, qui m'avaient sollicité pour l'aide aux devoirs de leur enfants.
Un jour après les devoirs, autour du thé et de la télé, une des gamines (environ 10 ans à l'époque) s'est subitement retournée vers moi après avoir été saisie par une réplique de la série qui passait à la télé:
CITATION

- Tonton Badou, elle dit qu'elle a ses règles, c'est quoi les règles?
Mon premier réflexe avait été de me retourner pour chercher ne serait-ce que par le regard, l'aval de....sa mère!!!! Laquelle, avec un sourire complice et un
CITATION
Bon! je vais voir où en est le repas à la cuisine, ça sent le cramé, non, tonton Badou !?!
m'accordait de répondre à sa fillette.
Ce que je fis en trouvant les mots justes.
miss ebene
franchement sendji je pense que tu a eu raison c'est un peu trop poussé !!!! franchement elle aurait pu lui expliquer par des mots autrement que par un film porno qui ne reflete pas du tout la sexualité dans le monde réel!!!!! moi je suis comme badou sur les questions essentielles genre regles, tampons, contraception .....j'essaierais d'apporter des reponses claires , celles que je n'ai pas eu lorsqque j'etais enfant. wink.gif
fatina
Ben moi je suis tout à fait d'accord de parler de la sexualité aux enfants pour les prévenir et les sensibiliser mais pas de moi ma sexualité. Là il faut être claire. Il s'agira plutôt d'eux (les enfants) pour tout simplement les mettre en garde et les informer. Je tenterai aussi de répondre à leurs questions à ce propos sans trop choquer. J'espère que j'y arriverai quand j'aurai des enfants. Mais comme j'ai un mari formidable je crois qu'il m'aidera bien dans ces cas.
Badou
La sexualité expliquée aux enfants
Source: psychologies magazine
CITATION

D'un côté, des enfants qui veulent comprendre. De l'autre, des parents qui cherchent leurs mots et s'interrogent sur l'attitude à adopter. Douze questions et leur réponse, avec Edwige Antier, pédiatre, Anne Bacus, psychologue, Christiane Olivier, psychanalyste, et Stéphane Clerget, pédopsychiatre.

A quel âge se manifeste leur curiosité sexuelle ?
ers 3 ans. A cet âge-là, les différences entre leur corps et celui de l'autre attirent toute leur attention. Ils s'observent mutuellement, cherchent à surprendre la nudité de leurs parents et posent des questions comme : « Pourquoi les filles font pas pipi debout ? », « Pourquoi maman a des seins ? », « Pourquoi papa a un grand zizi ? » C'est à la même époque que filles et garçons découvrent la masturbation volontaire.
Quel est le rôle des parents en matière d'éducation sexuelle ?

Ils ont un rôle majeur d'information et de prévention. En effet, c'est dans ses toutes premières années que l'enfant pose les bases de son avenir affectif et sexuel. Répondre sans honte ni gêne à ses questions, réagir sereinement à ses agissements ou expliquer clairement l'interdit de l'inceste par exemple, permet de lui transmettre une image saine de la sexualité et d'instaurer un climat de confiance entre parents et enfants. Ne rien dire, ne pas répondre, revient à établir un malaise, une gêne réciproque qui peuvent faire obstacle, plus tard, à une vie sexuelle épanouie.
Faut-il répondre à toutes leurs questions ?

Eluder une question n'est pas une bonne politique, dans le sens où l'enfant cherchera toujours à satisfaire sa curiosité ailleurs. Mieux vaut donc répondre plutôt que de laisser la télévision, un adulte peu scrupuleux ou la cour de récréation s'en charger. Il arrive aussi que certains petits posent toujours la même question. Aux parents, dans ce cas, de vérifier que les informations qu'ils ont fournies précédemment ont bien été comprises.
Qui doit expliquer ? Le père ou la mère ?
L'idéal serait que ce soit le parent du même sexe que l'enfant qui engage la conversation sur le sujet. Les mères peuvent en effet avoir du mal à parler de sexualité masculine à leur garçon alors qu'elles seront, en toute connaissance de cause, plus à l'aise avec leur fille. Cependant, les enfants ont souvent besoin des deux sources d'explications pour satisfaire pleinement leur curiosité. A chacun alors de répondre avec ce qu'il est et ce qu'il veut transmettre.
Que dire à une petite fille qui s'inquiète de ne pas avoir de pénis ?
Le fait d'être dépourvue de pénis suscite une grande inquiétude chez la petite fille de 2 ou 3 ans. Les parents peuvent alors la rassurer en lui expliquant que son sexe à elle est placé à l'intérieur de son ventre. C'est aussi l'occasion de souligner que le sexe ne sert pas seulement à faire pipi, mais qu'il abrite également un "trou" qui permet de faire entrer la petite graine et de faire sortir le bébé. Inutile d'aller plus avant à ce stade.
Comment rassurer le petit garçon qui s'interroge sur la taille et le sort de son pénis ?
Vers l'âge de 3 ans, les garçons se demandent souvent si leur sexe ne va pas "s'envoler". Face à cette angoisse de castration, les parents peuvent expliquer qu'un sexe ne s'envole pas, qu'il est attaché au corps. Quant au petit garçon qui s'inquiète de la taille de son sexe, pourquoi ne pas lui dire qu'il grandira au fil des années et que sa taille diffère toujours d'une personne à l'autre, sans que cela soit pour autant mieux ou moins bien ? Les petits garçons se demandent souvent aussi pourquoi les petites filles n'ont pas de "zizi". On pourra leur répondre qu'elles ont un sexe à l'intérieur de leur ventre.
Comment leur parler de la conception ?

C'est vers 4 ans que les enfants veulent savoir par où rentrent et sortent les bébés. Mais à cet âge, c'est l'origine de leur existence plus que le rapport sexuel qui les intrigue. Les parents doivent donc commencer à leur parler d'anatomie, mais aussi d'amour. Ils peuvent répondre que lorsque deux adultes s'aiment fort et souhaitent avoir un bébé, ils font un gros câlin au cours duquel « le papa met la petite graine dans le ventre de la maman ». Cette explication a pour effet de rassurer l'enfant qui sait, par ce biais, qu'il a été désiré. Plus tard, vers l'âge de 6 ans, les parents peuvent simplement dire que lors des relations sexuelles, le pénis du père entre dans le vagin de la mère et que le sperme qui s'écoule du pénis contient les spermatozoïdes qui doivent rencontrer l'ovule pour le féconder. Mais inutile d'être trop technique : l'enfant retient seulement ce que sa capacité de compréhension lui permet d'assimiler.
Faut-il parler de plaisir ?
Quand ils ont compris d'où viennent les bébés, les enfants s'interrogent ensuite sur la dimension relationnelle du rapport sexuel : ils demandent comment on fait l'amour, si cela fait mal… Leur parler de plaisir doit être naturel, en leur disant que les adultes font l'amour simplement parce que c'est bon. Cela leur permet de (ré)entendre qu'ils sont le fruit d'un acte d'amour, mais aussi de distinguer progressivement sexualité et reproduction.
Comment réagir à la masturbation et aux jeux sexuels ?
La pratique de la masturbation est très courante dans la petite enfance : elle sert autant à se donner du plaisir qu'à se rassurer. Les parents ne doivent pas l'interdire, car la condamner en culpabilisant l'enfant risquerait d'associer dans leur esprit jouissance et interdit. La meilleure réaction est d'expliquer que ce plaisir est normal mais réservé à l'intimité. Quant aux jeux sexuels, inutile de s'alarmer : en jouant au "docteur", à "touche-pipi" ou à "papa-maman", les enfants veulent juste vérifier ce qu'ils ont cru comprendre. Ces observations mutuelles n'ont rien de répréhensible tant qu'aucun des enfants ne sent "contraint" de jouer.
Les parents doivent-ils éviter de se montrer nus ?
Sans pour autant créer de tabous, mieux vaut effectivement éviter d'afficher sa nudité devant un enfant de plus de 3 ans. Respecter une certaine pudeur est en effet essentiel si l'on ne veut pas le perturber avec un spectacle trop troublant pour son âge. Les parents doivent également refuser de lui céder s'il cherche à toucher leurs seins ou leurs organes génitaux. En repoussant la main, ils peuvent lui expliquer que ces zones n'appartiennent qu'à soi et que lui non plus n'a pas à laisser un autre toucher son sexe.

C'est aussi le bon moment pour poser l'interdit de l'inceste. Plongé en plein complexe d'Œdipe qui le pousse à revendiquer une place qui n'est pas la sienne avec le parent du sexe opposé, l'enfant doit apprendre et comprendre qu'il ne peut pas se marier avec ses parents, ses frères et sœurs ou ses cousin(e)s et que l'on ne doit jamais mélanger les générations en matière de sexe. Cela lui servira aussi de défense inconsciente s'il se retrouve, un jour, face à un pédophile.
A quel âge parler des règles aux petites filles ?
Leurs questions sur ce sujet interviennent entre 6 et 10 ans. Il est important de leur répondre qu'à partir d'un certain âge, le corps des filles se prépare tous les mois à faire des bébés et à devenir femme. On peut alors préciser que lorsque l'enveloppe dans laquelle doit grandir le bébé n'est pas utilisée, elle s'élimine en laissant couler du sang, et que les serviettes hygiéniques ou les tampons sont utilisés pour ne pas salir les vêtements. Vers l'âge de 10 ans, expliquer comment utiliser ces accessoires peut être un bon moyen de préparer les filles à leurs premières règles.
Comment aborder la première consultation gynécologique ?

Tous les spécialistes s'accordent à reconnaître que les parents devraient proposer un rendez-vous chez le gynécologue à leur fille dès leurs premières règles. Durant cette visite, l'adolescente pourra en effet aborder librement toutes les questions qui la travaillent. Parce que cette première visite est très souvent appréhendée, mieux vaut conseiller de consulter une femme plutôt qu'un homme, et mieux vaut également que l'adolescente voie un autre gynécologue que celui de sa mère. Cela lui permettra de se sentir davantage en confiance et, surtout, cette précaution opère une coupure symbolique entre la sexualité de la fille et celle de sa mère.

Les parents ne doivent pas oublier que les garçons se posent eux aussi beaucoup de questions sur le fonctionnement de leur sexualité. Il est donc fondamental de leur proposer de rencontrer, dès la puberté, un interlocuteur : médecin de famille, médecin d'un centre de protection maternelle et infantile (PMI) ou du planning familial. z
FAUT-IL PRENDRE LES DEVANTS ?
Quand un enfant ne demande pas d'explications, cela ne signifie pas qu'il ne s'intéresse pas au sujet ou qu'il est déjà suffisamment informé : cette apparente absence de curiosité démontre au contraire qu'il a ressenti une gêne dans son entourage lorsqu'il a voulu en discuter et qu'il préfère donc garder le silence. Dans ce cas, aux parents de se montrer attentifs aux questions indirectes comme : « Ils viennent d'où les bébés chiens ? » S'il ne fait aucune allusion, on peut aborder le sujet en employant des mots justes et adaptés à son âge. L'utilisation d'un petit livre d'éducation sexuelle peut être également un excellent moyen de nouer le dialogue.



Badou
SUCCES :

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe… avant d’avoir osé le demander
Un véritable guide d’initiation à la sexualité qui se découpe en chapitres – «1 / Être amoureux», «2 / La puberté», «3 / Faire l’amour», «4 / Faire un bébé», «5 / Se protéger», «6 / Fais gaffe !» -, eux-mêmes divisés en rubriques thématiques explicatives. Même si le ton est souvent convivial – voire parfois léger -, toutes les réponses apportées sont justes… seules les illustrations de Zep étant volontairement et heureusement fantaisistes.

Cet album est – à mon humble avis – un véritable événement. En effet, pour l’une des premières fois – la première ? – les enfants ont enfin un livre d’éducation sexuelle conçu pour eux et avec un personnage qui leur est proche en guise de guide : il a les mêmes préoccupations et langage qu’eux. Les textes sont justes, très bien documentés, clairs, directs et efficaces et, le plus souvent, les illustrations en prennent le contre-pied et amènent un décalage certain. Ainsi, contrairement à beaucoup de «guides» en BD, celui-ci est véritablement intéressant, intelligent, pédagogique, distrayant et richement illustré d’authentiques dessins spécialement conçus et réalisés pour l’ouvrage. Comme à l’accoutumée, Zep ne s’est pas moqué de son monde, alternant illustrations, strips ou pages de BD. Un seul souhait : que ce guide soit suivi d’autres aussi bien faits et sur des questions aussi importantes.


“Le Guide du zizi sexuel”
“Le Guide du zizi sexuel” (Glénat, 2001), de Zep et Hélène Bruller, fait un tabac chez les enfants.Secret d’une réussite avec Zep, créateur du célèbre personnage de BD Titeuf.
CITATION
« C’est en repensant aux questions que je me posais quand j’étais gamin que j’ai décidé de faire ce guide d’éducation sexuelle. A l’époque, j’aurais adoré avoir un bouquin qui m’apporte des réponses simples et claires sur ce que signifiait “sortir avec quelqu’un”, “faire l’amour” ou “être puceau”, comment embrasser une fille sur la bouche ou savoir si l’on est entré dans la puberté… Un jour, je me suis dit que Titeuf, mon personnage de BD, drôle, naïf, culotté et maladroit, était tout indiqué pour répondre à la curiosité sexuelle des 9-13 ans. J’ai également veillé à ce que les dessins, aussi drôles soient-ils, n’éclipsent jamais les explications fournies par des médecins, psychiatres et infirmières scolaires. C’est finalement ce qui doit plaire aux enfants, mais aussi aux parents : depuis la sortie de l’album, beaucoup nous ont écrit pour nous remercier d’avoir fait un livre qui leur sert d’outil de dialogue. A l’heure des explications, il semble que cela soit pour eux un véritable soulagement… »


Noireebene
Je ne suis pas d'accord s'il sagit de parler de ma sexualité à mes enfants mais je leur parlerais de la sexualité en générale afin qu'ils ne tombe pas dans l'erreur qu'ils sachent l'essentiel sans tabou parce que le pire je trouve c'est de les laisser apprendre avec les copains dans la cour de récré !
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